Viteos

Menu
shutterstock_470832587

Chlorothalonil: l’eau distribuée par Viteos respecte les prescriptions légales

En automne 2019 et au printemps 2020, Viteos a procédé à des analyses sur ses captages d’eau. Les résultats obtenus démontrent que l’eau distribuée aux consommateurs respecte les normes édictées. En effet, à l’exception de deux captages, aucun échantillon prélevé dans les réseaux gérés par Viteos ne contient de traces de métabolites. Les deux captages où des traces ont été détectées ne représentent aucun problème pour la santé. Dans un cas, le taux est inférieur à la limite légale et dans l’autre cas (le captage dans le lac de Neuchâtel), l’eau est ensuite diluée avec l’eau des gorges de l’Areuse.

Contexte

En 2019, les Suisses apprenaient que le chlorothalonil, un fongicide largement utilisé en agriculture depuis les années 1970, a contaminé plusieurs nappes phréatiques. Les spécialistes ont examiné la question et ont conclu que la substance utilisée ne reste pas active longtemps, car le chlorothalonil se dégrade. Or, les produits de sa dégradation, appelés métabolites, posent problème en restant présents dans l’environnement.

Depuis le 1er janvier 2020, l’utilisation du chlorothalonil est interdite. Par mesure de précaution, l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) a considéré tous les métabolites du chlorothalonil comme potentiellement cancérigènes, de la même manière que la substance mère, en attendant que des études aient déterminé leurs réelles conséquences sur l’organisme. Une attention particulière est portée sur les métabolites R471811 et R417888, régulièrement trouvés dans les ressources des régions affectées.

Les cantons, dont les ressources ont été contaminées par ces substances, ont deux ans pour se mettre en conformité.

 

Recherche dans les captages

Dans le cadre de ses obligations d’autocontrôle de l’eau potable, Viteos a réalisé deux campagnes de recherche pour mesurer la présence du chlorothalonil. 46 échantillons ont ainsi été prélevés et analysés en automne 2019 et au printemps 2020 sur l’ensemble des ressources qui alimentent les réseaux desservis par Viteos. Il s’agit des réseaux de La Chaux-de-Fonds, du Locle, de Neuchâtel, du Val-de-Ruz, ainsi que du Syndicat des eaux de la vallée de La Brévine (SEVAB). Les résultats sont conformes aux prescriptions légales.

Des traces du métabolite R471811 ont été décelées uniquement dans deux ressources. La première est un captage du Val-de-Ruz, où la concentration se trouve en dessous de la valeur maximale de 0.1 µg/l prévue par la législation et ne pose donc aucun problème. La seconde ressource est l’eau prélevée dans le lac de Neuchâtel, qui présente une concentration légèrement supérieure de 0.2 µg/l. L’eau du lac est utilisée comme eau d’appoint. Elle est mélangée à l’eau des captages situés dans les gorges de l’Areuse, qui est d’excellente qualité. Cette complémentarité des ressources permet de distribuer en tous temps une eau conforme aux normes légales.

Afin de mesurer le taux de métabolites du chlorothalonil dans l’eau qui sort du robinet du consommateur, des analyses ont également été effectuées à des points représentatifs sur l’eau des réseaux après traitement. Les 13 échantillons prélevés ont démontré que l’eau potable distribuée respecte les exigences en matière de denrées alimentaires.

Partager ce contenu

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur print
Partager sur email
Partager sur whatsapp